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dimanche 13 janvier 2013

La Politique nouvelle

Il y a tant d'imitateurs que chacun a son préféré: Laurent Gerra, Nicolas Canteloup, Gerald Dahan, Michael Gregorio, Michel Leeb, Liane Foly, Yves Lecoq, Didier Gustin, j'en passe!
Le grand, non le premier mais plus accompli restant Thierry Le Luron.
Il a fait parmi ses scketch une imitation de Jean Ferrat qui vaut tant pour la prestation vocale que pour
le brio du texte pastiche d' On ne voit pas le temps passer. Texte qui m'a d'autant séduit par son impartialité (ou du moins, peu s'en faut) que j'ai voulu en faire un pastiche, pour mieux dire une réécriture plus moderne.
Ce sera, je l'espère notre unique incursion dans le labyrinthe fangieux de la politique (http://www.youtube.com/watch?v=gxtY6TYAGpE) :



La politique nouvelle (merci à Jean Ferrat et Thierry Le Lurron)


1.
Lorsque sur le petit écran nous viennent en fin en journée
Ayrault, Montbourg, François Hollande, c'est la joie dans la maisonnée !
Celui qui disait qu'on avait plus aujourd'hui de grands comiques
N'a jamais Copé-Fillon dans leur nouveau scketch politique !

Refrain
C'est à mourir, mourir de rire !
Quand on les voit à la télé !
Avec eux, on peut bien le dire :
On ne voit pas le temps passer.

2.
Jean-Louis Borloo, c'est l'euphorie et Tobira, c'est l'allégresse !
Le Pen, c'est Florence Foresti et Mélanchon, c'est De Funès !
L'effronterie de Jean-Jacques Bourdin pâlit devant celle de l'Elysée !
On peut se passer d' Jean Dujardin mais laissez-nous Alain Juppé !

Refrain
C'est à mourir, mourir de rire !
Quand on les voit à la télé !
Avec eux, on peut bien le dire :
On ne voit pas le temps passer.

3.
C'est vrai qu'Ségo est ingénue et Bernadette est un peu vieille,
Qu' Mamie Aubry a le poil dru, la Tornade blonde une voix d' crécelle !
Et la commère Trierweiler, quel, imbécile peut dire qu'il l'aime ?
Et pourtant j'échangerais pas ces greluches contre Najat vallaud-Belkacem !

Refrain
C'est à mourir, mourir de rire !
Quand on les voit se trémousser!
Avec elles, on peut bien le dire :
On ne voit pas le temps passer.

4.
Avec Peillon, le canabis devient libre, égal et fraternel,
Avec Fabius, le sang versé a toujours su faire des merveilles !
Et Sarkosy sur son vélo pour revenir attend l'grand jour
Et l'exilé de l'Île-de-Ré n'en est pas à son premier r'tour !

Refrain
C'est à mourir, mourir de rire !
Même Colucci est dépassé !
Pourtant, on pourrait bien le dire :
ça nous ferait presque pleurer.


jeudi 7 juin 2012

Tempus ex machina

 (à Woody Allen)

Et les grands ciels qui font rêver d'éternité...
Pendant des heures entières, comme ceux de Claude Gelée,
Qui à ses ports antiques aux lueurs indicibles,
Donne l'air hypocrite de mondes immarcescibles.
Ces peintures de voiles fraîches où guette la langueur,
Qui sont des linceuls rêches recueillant la torpeur,
Comme les sirènes de Waterhouse

Aux cheveux d'eau, aux tétons roses,

M'immergent d'onirisme dès que le vernis craque.
Me recrachant aux rives du solaire monarque
Ou plutôt sous Louis XIII ou par la fantaisie
Je vois un coteau vert que le couchant jaunit.
Et comme les capricieux du siècle de la vapeur,
J'ai soif de dix-septième, de remonter les heures
Sans comprendre l'essentiel: je désire des ciels.


 
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samedi 28 janvier 2012

Art Bureaucratique

Bureaucratie avant toute chose!
Et pour cela préfère l'imper'
Et lorsque tu n'as rien à faire
Agis comme si si tu faisais quequ'chose!

Il faut aussi que tu n'ailles point
Chercher tes mots sans quelque méprise
Et fredonnes-nous tes fables indécises
Où à l'énigme le normand se joint:

C'est la question du port du voile
C'est le bureau fermé à midi
C'est autour d'un café attiédi
Le ramassis d'épouvantails

Car nous suivons le code encore!
Pas le bon sens, rien que le code
Oh!Les règles seules accomodent
L' errement au coeur, le vice au corps!

Fuis loin de la morale assassine,
L'esprit songeur et l'âme mélancolique
Qui embrouillent les esprits mécaniques
Et retardent l'heure de la cantine.

Qui dira les torts de la peste/
Ce blanc pressé ou ce nègre fou
Qui n'a dossier ni rendez-vous
Et qui vient à l'heure de la sieste?

Bureaucratie, encore et toujours!
Qu'à te voir, on attende la journée
Quand tu la passes à téléphoner
A tes amies, à d'anciens amours...

Que tes propos soient la bonne aventure
Qu'aux questions, tu n'aies que des réponses
D'où s'exhalent le pourri et la ronce
Et tout le reste est bonne conjecture.


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